mardi 12 février 2008

"ici en direct de NYC un rapport totalement subjectif et incomplet des collections F/W 2008"

D'habitude je ne suis pas tres impressionnee par la creativite des Fashion Weeks de NYC. A part quelques esprits remuants, la majorite de la mode americaine reste plutot banale, sinon conservative a la Oscar de la Renta . Mais il y a quand meme ce trublion de Marc Jacobs. J'ai deteste sa collection, faite de robes de chambres epaisses et grises sur des cols montes et bien repasses,des jupes ni cintrees ni taille haute ni taille basse ni entre les deux, le meme tissu epais tout plat tout terne juste bon a faire des coussins.Un ensemble not sexual at all, frigide meme, a l'oppose de sa collection ete.Et la presence de Sonic Youth en bande son LIVE n'y a rien change. Quand on lui demande quelle a ete sa source d'inspiration pour cette collection, il repond "I really wasn't very inspired this season. I just live my life." . Ouais, elle est pas terrible, la, ta vie, mec, elle est morose quand meme ta collection, et les coupes sont vraiment limites. Mais Suzy Menkes, la papesse americaine de la critique fashion, et columnist au International Herald Tribune a adore ce retour a la sagesse et au sportwear chic a l'Americaine, donc je suppose que cette collection va faire un carton meme si aucune des coupes presentees n'est susceptible d'etre portable par aucun type de morphologie.
En revanche, j'ai bien aime sa collection Marc By Marc, qui celebre pourtant un peu lourdement les annees 80, avec les couleurs vives, le vinyle, les perfectos, le pied de poule et les bottes montantes pleines de hardware. Rien d'exceptionnellement novateur, mais je suis bon public quand il s'agit de mauvais too much, de couleurs et d'imprimes decales.

photos credits :Style.com -Clique pour agrandir-


Notez ensuite le retour du grunge, ok, c'est pas nouveau, c'etait deja le cas en 2006, chez Jacobs justement. Mais la, je trouve le travail d'Alexander Wang exceptionnel : il a pris du recul par rapport aux rayures a la Cobain et aux chemises de bucheron de Seattle , notez les vestes oversize, la masculinisation sexy du feminin et le minimalisme d'une veste de costume d'homme sur une paire de leggings en laine chinee. Et c'est tout.You've got to pull it out, girl ! Les baggys fluides, les bonnets souples sur des cheveux emmeles et mats accentuent l'effet grunge. J'aime le cote brut, sourd et industriel des couleurs, la fluidite des tissus qui flattent une feminite brutale, androgyne et assumee.


Et puis j'aime bien Alexander Wang, discret, sa pose modeste en baskets crados mais avec une coupe de killer...


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Le dernier defile ayant retenu mon attention est celui de Proenza Schouler. Un duo americain pas tellement connu en France, mais tres ici, qui avait d'ailleurs sorti une collection ephemere pour Target (le Carrouf local) que j'avais bien aimee, meme si la qualite des coupes etait pire que H&M et les tissus aussi doux que du crepi.
Ils ont pris le risque cette saison d'effrayer les princesses de Park Avenue et autres Carrie Bradshaw habituees a leurs robes de socialites sages avec du construit-deconstruit, du fluide sur des coupes tres fermes, du pantalon tres large qui tombe a la perfection et aussi un petit cote vintage 70 avec les lavallieres satinees jewel-tones....


Photos Credits : Style.com-clique pour agrandir-

1 commentaire:

peter berlin a dit…

Mais depuis
qu'il s'épile le maillot,
qu'il se tond le torse,
qu'il suit son régime protéiné hypocalorique,
qu'il va aux UV sans paraben (?!!!???!!),
qu'il vit avec son personnal trainer,
mais qu'il donne des interviews bizarres pour expliquer qu'il est très serein,
il a plus le temps de s'occuper de ses collections! Mais où va t'on?